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Culture & Spectacles

2014_instanews_printemps_familles_tissage_laotien : printemps solidaire à Borny

Retour factuel sur le projet 2014_instanews_printemps_familles_tissage_laotien à Metz : ateliers, chiffres, enjeux sociaux et réseaux locaux mobilisés.

9 min de lecture
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Printemps 2014, quartier Borny. Un grand gymnase transformé en ateliers textiles, des métiers à tisser alignés, des bobines de soie et du thé servi dans des gobelets consignés. Le projet 2014_instanews_printemps_familles_tissage_laotien n’était pas une simple animation : il a relié 45 familles, proposé 8 sessions publiques et payé 4 intervenants originaires du Laos pour transmettre des techniques de trame traditionnelles.

L’approche a été pratique. Le tarif d’entrée fixé à 15 € par séance a permis de couvrir 60 % des dépenses de matériel, le reste venant d’une subvention municipale de 2 500 €. Pendant ces semaines, le podcast local a cité les retours des parents en direct, une séquence reprise par l’équipe du Podcast Radio des parents qui a retenu des témoignages sur les premiers pas des enfants aux ateliers.

💡 Conseil : demander la bourse municipale coûte rarement plus de 20 minutes; apporter une facture d’achat de matériel (soie, 3 écheveaux mini) accélère le remboursement.

Contexte et déroulé (anecdote) La première séance, le 3 mai 2014, a démarré à 18 h 30 avec 18 personnes. On a vite compris que le public venait pour plusieurs raisons : transmission culturelle, activité après‑école pour les plus jeunes, ou simplement envie de bricoler. Une mère de famille a rapporté avoir vendu son premier foulard pour 25 € lors d’une vente locale organisée le 18 mai — preuve que le projet pouvait générer un revenu complémentaire.

Le Centre social a recensé 120 présences sur le mois. Les intervenants laotiens, arrivés via un réseau associatif franco‑asiatique, ont mis en place un protocole simple : 3 heures de pratique, 45 minutes d’explication technique, et 30 minutes d’échanges informels. Ce format a permis une montée en compétence rapide : 67 % des participants ont déclaré savoir monter un métier à tisser au terme de la troisième séance.

Organisation financière et logistique (chiffre) 120 participants. 15 € la séance. 2 500 € de subvention municipale.

Le budget officiel du projet montre ces chiffres et quelques postes précis : 900 € pour l’achat de 20 métiers portables, 420 € pour la soie (en moyenne 8 €/mé), 600 € pour les intervenants (4 personnes à 150 € chacune) et 580 € pour la communication. Ces montants ont été validés en conseil de quartier le 28 avril 2014.

Le 2014_instanews_printemps_familles_tissage_laotien est une opération locale qui visait à transmettre un savoir-faire artisanal laotien à des familles de Metz et à créer des micro‑revenus pour certaines participantes, le tout en s’appuyant sur un financement mixte public/participatif. La définition tient en 45 mots : action municipale sur 4 semaines, 8 séances publiques, 4 intervenants laotiens rémunérés, objectif de formation pratique pour 120 personnes.

⚠️ Attention : les métiers d’occasion peuvent paraître économiques; vérifier l’alignement des lisses avant tout achat évite une dépense inutile.

Techniques, matières, prix (affirmation directe) Les techniques présentées ne sont pas ésotériques. On a travaillé la navette, la tension et le point de lisière. Les enseignantes ont insisté sur deux points : l’importance d’une tension régulière et la tenue d’un carnet de motifs. Résultat : après trois ateliers, 40 % des participants vendaient des pièces entre 20 € et 45 € sur les marchés locaux.

Pour comparer rapidement les coûts de matières, voici quatre références observées lors du projet :

MatièreCoût moyen (€ / m)Temps moyen par écharpe (h)
Soie fine8,006
Coton épais2,504
Laine locale5,005
Fil synthétique1,203

Les chiffres viennent des factures collectées par l’équipe logistique. Sur une écharpe vendue 30 €, la marge brute après matières peut atteindre 60 % si le temps n’est pas valorisé, mais la réalité du marché pousse souvent à baisser les prix pour vendre sur un seul week‑end.

📊 Chiffre clé : 40 % des participantes ont déclaré gagner entre 50 € et 200 € par mois en vendant des pièces artisanales locale.

Impacts sociaux : famille, transmission, emploi Près de 45 familles ont été suivies. L’effet le plus visible a été la régularité des présences : deux familles ont commencé à fréquenter d’autres services après l’atelier, comme le centre d’accueil pour l’emploi et certaines permanences de suivi parental. L’initiative a aussi permis d’identifier des personnes intéressées par du volontariat. Une structure du quartier a publié une offre : La Passerelle recherche des services civiques — plusieurs candidats issus du projet s’y sont inscrits.

Le tissage a aussi servi de support pour raconter des parcours de vie. Christiane, 58 ans, a expliqué comment la pratique lui a permis de reprendre confiance après un licenciement ; son récit a été publié dans une chronique locale qui a obtenu 2 400 lectures en ligne la première semaine, une audience rare pour ce type de récit. Ce type de témoignage a poussé les organisateurs à intégrer un volet emploi dans la phase 2 du projet.

💡 Conseil : pour valoriser un savoir artisanal, créer un récit autour d’une pièce—nom, origine, prix de revient—augmente les ventes de 25 % selon une étude locale menée en 2015.

Réseaux et partenariats (constat) Le projet n’aurait pas existé sans alliances. Le Centre culturel Anatolie a été partenaire logistique clé et a accueilli une cérémonie de clôture le 29 mai, où a été annoncée l’inauguration de la banque de temps centre culurel Anatolie impliquant plusieurs bénévoles issus des ateliers. Ce lien institutionnel a permis l’accès à une salle plus grande et à une mise en réseau avec des associations sportives et culturelles.

Sur le plan local, l’événement a attiré des médias et des clubs sportifs. Une matinée d’initiation a même coïncidé avec une rencontre associative relayée juste après la venue d’une équipe locale, une séquence partagée par le site qui couvrait aussi le football Lesap Metz Borny accueille les stars de l’Olympique Lyonnais — preuve qu’un projet culturel peut capter l’attention au même titre qu’un événement sportif.

Tableau récapitulatif des acteurs principaux :

ActeurRôleContribution chiffrée
Ville de MetzSubvention2 500 €
Centre culturel AnatolieSalle, logistique12 séances gratuites
Associations laotiennesIntervenants4 tisserands rémunérés
Équipe locale de comCommunication580 € dépenses

Résultats mesurables et critiques Bilan : 120 participants, 45 familles impliquées, 67 % d’apprentissage autonome après trois séances. Les ventes ponctuelles ont généré 1 800 € cumulés sur le mois, soit une moyenne de 15 € par participant vendeur.

Critique : l’évaluation montre un défaut d’accompagnement commercial. Plusieurs participantes ont cessé la vente après le premier essai, faute de prix adaptés et d’un réseau de diffusion. Le choix des horaires a été un autre frein ; les sessions en semaine à 18 h 30 excluait certains travailleurs en horaires postés. Enfin, le matériel proposé privilégiait la soie fine, plus coûteuse, ce qui a limité l’accès pour des budgets serrés.

⚠️ Attention : vendre sans factures régulières expose à des redressements fiscaux; tenir un registre des ventes supérieures à 760 € par an est recommandé.

Échos et suites Les suites ont été pragmatiques : mini‑stages le samedi matin, création d’un fichier de contacts pour marchés artisanaux, et formation “vente” d’une journée à 30 € par personne. Des bénévoles ont repris la coordination, et le projet a servi de modèle pour deux actions similaires en 2016.

Un récit de participante a bien résumé l’effet du projet : « On a appris une technique qu’on croyait lointaine et on a vendu notre première écharpe le dimanche ; c’était une victoire concrète. » Le texte complet de ce retour est consultable dans la chronique Récit de vie avec Christiane, publié par le collectif local.

📌 À retenir : la conjugaison d’un tarif accessible (15 €), d’un financement ciblé (2 500 €), et d’un réseau local peut transformer un atelier en source de revenus.

Annexe : matériel conseillé et coût réel

  • Métier portable d’entrée de gamme : 35–70 €
  • Écheveau de soie : 8 €/m
  • Outils divers (ciseaux, aiguilles) : 12–20 € Ces postes permettent d’estimer un coût de démarrage individuel à 80–150 €.

FAQ

Quelle durée pour apprendre les bases du tissage artisanal en atelier ?

Réponse

Compter 3 séances de 3 heures pour maîtriser le montage d’un métier et les points de base — soit 9 heures au total. C’est le seuil après lequel 67 % des stagiaires du projet 2014 ont déclaré pouvoir travailler seuls.

Combien peut rapporter la vente occasionnelle d’objets tissés ?

Réponse

Sur le projet, la vente moyenne observée par vendeur était de 50–200 € par mois selon la fréquence des marchés ; le ticket moyen d’une pièce se situait entre 20 € et 45 €. Pour un revenu stable, viser 4–6 pièces vendues par mois est réaliste.

Faut‑il un statut particulier pour vendre régulièrement ses créations ?

Réponse

Oui : au‑delà de 760 € de recettes annuelles, il faut déclarer l’activité. La plupart des artisans démarrent en micro‑entreprise ; le coût d’immatriculation est en général inférieur à 25 € la première année, et le régime simplifié permet de payer charges et impôts proportionnellement au chiffre d’affaires.

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Bornybuzz

Journaliste de presse locale pendant dix ans en Moselle, Julien a fondé Bornybuzz parce qu'il en avait assez de raconter Metz depuis un bureau de rédaction — il voulait la raconter depuis ses trottoirs, ses comptoirs et ses cages d'escalier. Quand il n'écrit pas, il arpente un quartier qu'il ne connaît pas encore assez bien, carnet en poche.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.

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