A la recherche de « communs », première rencontre des Tiers-Lieux en Grand-Est à Bliiida

Le 17 juin 2021, les représentants de 29 Tiers-Lieux se sont rencontrés pour la première fois à Metz. La soixantaine de participants a été accueillie par Bliiida pour une journée d’échanges, d’ateliers, de discussions afin de donner corps à ce réseau en construction.

Mais, au fait, c’est quoi un Tiers-Lieu ? Réponse en vidéo, par celles et ceux qui font et animent ces structures innovantes :

Une journée pour apprendre à se connaitre et s’organiser

Si tout le monde sourit sur la photo de groupe, c’est parce que tous ont fait des rencontres intéressantes, chacun a pu s’exprimer et surtout parce que le réseau prend forme.

Le matin, les Tiers-Lieux en activité, ceux en devenir, ainsi que différents partenaires ont assisté à une série de présentations. Puis des groupes de travail se sont auto-constitués autour de différents thèmes : Culture, Médiation Numérique, Mesures d’impact social et transformation sociale, Développement économique territorialFablabs/hackerspaces et un atelier écologie qui a été constitué sur place. Chaque groupe a ensuite présenté ses travaux par le biais d’un rapporteur volontaire.

La pause méridienne, a été pour les participants l’occasion de se restaurer autour d’un déjeuner préparé par l’Amour Food. L’occasion surtout de faire connaissance de manière plus personnelle. Car, si un réseau de structures doit se constituer, cette journée reste une rencontre entre différentes personnes qui apprennent à se connaître et tissent des liens.

L’après midi, les représentants de Tiers-Lieux en activité ont découvert « La compagnie des Tiers-Lieux » qui s’est présentée en visio. Puis, un temps « d’interconnaissance », où chacun pouvait parler de sa structure et de sa vision a suivi. Cette séquence d’une heure, précédait « le temps fort » de la journée. Une nouvelle fois, les participants ont constitué des groupes afin de travailler sur la structure du réseau. Un point ardu dans le sens où le but de cette séquence vise à institutionnaliser ce projet, sans perdre son autonomie, sa capacité à agir et sans le scléroser par des lourdeurs de fonctionnement. Pour conclure la rencontre, chaque groupe à soumis ses propositions au vote. Si tout n’a pas pu être décidé en une journée, une synergie indéniable s’est crée.

Des services, des champs de compétence différents, mais un ADN commun

Comme expliqué un peu plus haut, la difficulté d’une mise en réseau de structures aussi variées, réside dans le fait de pouvoir garder son indépendance et sa liberté d’action. Mais, si les publics visés, les milieux, (du rural au QPV) sont différents, les valeurs et les envies sont belles et bien communes. Un terme a résonné comme un leitmotiv durant cette journée : « les communs ». En effet, tous les représentants des Tiers-Lieux que nous avons interrogé mettent en exergue la création ou la réparation du lien social. Que ce soit à la campagne, en travaillant sur l’inclusion numérique, ou dans les quartiers populaires, en faisant participer les habitants à un média, ou en les faisant interroger leur environnement et améliorer leur cadre de vie ; que ce soit une pépinière d’entreprise ou un fablab, l’essence même de ces Tiers-Lieux est de faire se rencontrer les gens, de les faire participer à des projets et de favoriser des rencontres qui ne pourraient se produire ailleurs.

Le réseau des Tiers-Lieux en Grand-est est lancé. Son avenir se dessine peu à peu et sous une bonne augure. La prochaine rencontre est prévue en septembre à Reims.

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