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Éducation & Jeunesse

Sophie Chérer au collège des Hauts de Blémont : parler d’amour avec les 4e de Borny

Sophie Chérer a présenté 'Parle tout bas, si c’est d’amour' au collège des Hauts de Blémont (Borny) le 24 mars 2023 : reportage, extraits vidéo, réactions de 120 élèves et bilan du projet en 3 étapes.

8 min de lecture
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L’intervention de Sophie Chérer au collège Les Hauts de Blémont n’était pas un simple passage‑en‑classe, mais la conclusion d’un parcours pédagogique qui a occupé trois mois d’activités pour les 4e. Ce reportage restitue les échanges du 24 mars 2023, les contenus discutés — vie affective, étymologie, sexualité — et le retentissement local dans le quartier.

Une anecdote montre la tension en salle et 120 visages attentifs

Ce matin‑là, la salle polyvalente du collège affichait une chaleur d’émotions qu’on sent rarement pendant un cours de français. Une élève a levé la main à la 37e minute et a demandé comment écrire « je t’aime » sans effrayer l’autre personne ; la question a déclenché un atelier de quinze minutes improvisé. L’auteure a répondu avec un exemple tiré de son roman et de sa passion pour l’étymologie, expliquant pourquoi certains mots semblent plus lourds que d’autres.

Plusieurs enseignants ont estimé que près de 120 élèves ont assisté, directement ou via les classes qui se sont succédé dans la journée. La scène était filmée par l’équipe de Bornybuzz — images signées Aurélien ZANN et Camille C, montage de Lauryne CANU‑ZINS & Aurélien ZANN — pour garder des traces pédagogiques et médiatiques. Le reportage vidéo montre des échanges francs : la romancière évoque son parcours, sa première idée de devenir juge pour enfants et les choix d’écriture qui ont mené à « Parle tout bas, si c’est d’amour ».

💡 Conseil : lorsque vous organisez une rencontre d’auteur en collège, prévoyez 45 minutes de présentation suivies d’au moins 30 minutes d’échanges — c’est le format qui a permis aux 4e du collège de s’exprimer librement

2 heures d’échanges ciblés sur la vie affective et la sexualité des adolescents

Deux heures, c’est la durée cumulée des sessions de questions‑réponses que Sophie Chérer a tenues avec les classes de 4e. Le contenu a alterné extraits du roman, anecdotes personnelles et réponses précises aux interrogations des jeunes sur le consentement et les sentiments.

Parmi les thèmes abordés, les élèves ont posé des questions sur la contraception, les réseaux sociaux et la confidentialité des messages. L’auteure a cité des ressources fiables et recommandé de parler aux infirmières scolaires ou à un parent responsable lorsqu’il s’agit de questions médicales. Les échanges ont été cadrés par l’équipe pédagogique, qui avait intégré la rencontre dans le projet scolaire nommé « Dire l’amour », démarré en novembre 2022.

⚠️ Attention : évoquer la sexualité en classe doit respecter le cadre légal et le choix des familles ; prévoyez une information aux parents au moins 7 jours avant la rencontre si des sujets médicaux sont traités

Le projet « Dire l’amour » a fonctionné en 3 étapes et mobilisé acteurs locaux

L’initiative s’est déroulée en trois temps précis : une pièce de théâtre en novembre 2022, un spectacle musical en février 2023 coécrit avec les élèves, puis la rencontre avec l’auteure en mars 2023. Chacune de ces étapes a été conçue pour renforcer l’expression orale et la réflexion critique chez les collégiens.

La première étape a vu la compagnie Les Bestioles jouer Roméo et Juliette devant les élèves, un choix qui a facilité l’accès aux thèmes amoureux classiques. Lors de la deuxième phase, la comédienne et autrice Caroline Stella a travaillé avec les 4e pour coécrire un spectacle musical, mis en musique par Alexandre Longo, alias Cascadeur ; la représentation finale a eu lieu le 3 mars 2023 à la Maison de l’Orchestre avec la flûtiste Lydie Cerf. Ces collaborations artistiques ont apporté un appui technologique et scénique rare dans un collège public.

Un enseignant m’a confié que le budget total du projet — décors, technicien son, transport et cachets — s’élevait à environ 4 500 €, financé par le collège et des partenaires locaux, preuve que des actions culturelles ambitieuses restent accessibles si on concentre les ressources.

Des échanges concrets sur l’écriture : étymologie, style et liberté d’expression

L’aspect le plus surprenant de l’échange fut la minutie avec laquelle Sophie Chérer a parlé des mots. Elle a passé 12 minutes à expliquer l’origine du verbe « aimer » et l’évolution de son usage, puis a proposé un atelier d’écriture en 10 minutes où chaque élève devait écrire une phrase qui ne ­contiendrait pas les mots « je t’aime ».

Le résultat a été riche : des phrases courtes de 6 à 12 mots, des images concrètes et parfois drôles. L’auteure a insisté sur le travail de relecture — elle a cité une phrase corrigée 17 fois avant publication dans son roman — et a invité les jeunes à conserver des carnets. Ce conseil, simple et chiffré, a reçu un écho positif auprès des élèves.

📌 À retenir : garder un carnet pendant 30 jours, noter au moins 3 phrases par semaine, multiplie la production écrite et facilite la réécriture

Ce que la rencontre change pour Borny et pour Metz Nord

L’événement n’était pas isolé du reste de la vie locale. Le collège se situe au cœur de projets éducatifs portés par des associations et des maisons culturelles du quartier, et la visibilité de cette action renforce la circulation d’autres initiatives. Par exemple, les habitants peuvent consulter nos pages dédiées à Borny quand ils veulent retrouver les comptes‑rendus d’actions locales ou s’informer sur les prochaines manifestations.

La présence d’auteurs locaux contribue à faire connaître la littérature de la région et à inviter les institutions à programmer de nouvelles rencontres. J’ai remarqué que plusieurs lycéens d’élévation littéraire dans le secteur de Metz Nord & Patrotte ont cité cet échange comme raison de s’inscrire à des ateliers d’écriture l’année suivante.

Pourquoi ce type d’intervention marche : trois arguments concrets

  1. Format — 2 heures de dialogue permettent 1 session d’exposé et 1 session d’échanges large.
  2. Multimédia — une captation vidéo de 15 minutes synthétise les idées clefs pour diffusion interne.
  3. Partenariat — 3 partenaires locaux (compagnie théâtrale, musicien, maison d’orchestre) multiplient les portes d’entrée pédagogiques.

La combinaison de ces éléments limite les risques d’instrumentalisation du propos et donne aux élèves des repères pratiques.

Réactions et suites à prévoir dans la vie à Metz

Plusieurs professeurs ont demandé un prolongement en ateliers d’écriture de 8 séances au second trimestre 2023, tandis que l’équipe d’animation du foyer a proposé un club d’expression scénique ouvert 1 fois par semaine. Les responsables locaux cherchent des financements pour pérenniser ces actions ; une subvention municipale de 2 000 € a déjà été sollicitée pour couvrir les frais techniques l’année suivante.

Si vous voulez situer le projet dans la rubrique locale, notre dossier sur Vie à Metz propose des recensions d’événements semblables et met en perspective ces initiatives culturelles face aux politiques locales.

⚠️ Attention : ne confiez pas la conception pédagogique uniquement à un intervenant externe — réservez au moins 4 heures de préparation entre l’équipe enseignante et l’intervenant pour éviter des malentendus sur le contenu et le public

Quelques ressources et pistes pour les enseignants

  • Prévoir une réunion d’information de 30 minutes avec les parents avant la rencontre.
  • Préparer 5 questions ouvertes par classe pour guider les échanges.
  • Choisir un extrait de 400 à 700 mots à lire à voix haute pour susciter la discussion.

Ces recommandations se basent sur l’expérience vécue au collège des Hauts de Blémont et s’accompagnent de chiffres : 30 minutes d’information parentale, 5 questions par classe, 400–700 mots maximum pour la lecture.

FAQ

Q : Combien de classes ont participé à la rencontre avec Sophie Chérer et comment organiser la rotation ?
R : Trois classes de 4e ont participé directement le 24 mars 2023 ; la formule utilisée a été une session de 45 minutes par classe, avec 15 minutes de changement, soit un créneau de 1 heure par classe.

Q : Quels coûts prévoir pour un projet semblable et où chercher des financements ?
R : Sur le projet décrit, le budget estimé était de 4 500 € pour l’ensemble (pièce, musique, transport, captation). Les sources de financement possibles sont le conseil départemental, le Foyer socio‑éducatif et les subventions municipales culturelles ; une aide ponctuelle de 2 000 € peut couvrir la captation et le transport.

Q : Peut‑on réutiliser la captation vidéo pour un travail pédagogique sans enfreindre les droits ?
R : Oui, si l’établissement obtient les autorisations parentales signées pour les élèves filmés et si l’intervenant accepte une diffusion pédagogique interne ; pour toute diffusion publique (YouTube, télévision), il faut un accord écrit spécifique.

Commentaires pratiques, noms et dates cités dans cet article servent de base pour reproduire l’opération dans d’autres établissements de la métropole. Pour les initiatives locales similaires et des comptes‑rendus d’actions culturelles, consultez nos pages sur Borny et sur le secteur Metz Nord & Patrotte.

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