Aller au contenu principal
Fêtes & Événements

Comment «La Sorcière Caramelis» a ensorcelé la rue Michelet à Borny

Retour sur l’installation de La Sorcière Caramelis, son impact sur la rue Michelet à Borny, les coûts chiffrés, les réactions des habitants et les pistes d’entretien.

8 min de lecture
Partager

La première fois que j’ai vu la sculpture, il était 18 h, un jeudi d’octobre 2017, et la lumière rasante dessinait une silhouette improbable devant le café du coin. Le visage patiné, le chapeau tordu, l’écharpe teintée de caramel — l’œuvre signée Caramelis a bloqué le trottoir pendant vingt minutes : des conversations se sont formées, des téléphones sont sortis, deux voisins se sont expliqués sur la rénovation de leur palier. Ce premier soir a planté la réputation de la rue Michelet.

2017 a changé la rue Michelet La pose officielle s’est tenue le 14 octobre 2017, lors de la Fête de Quartier organisée par l’association locale; l’artiste Caramelis, de son vrai nom Caroline Marais, était présente. Sur place, 120 habitants ont assisté au dévoilement, selon le compte rendu municipal. Ce n’était pas juste de la déco : la commande a été budgétée à 4 200 € TTC, partagée entre la mairie de Metz et la régie de quartier de Borny. Je dis ça parce que les chiffres coupent court aux rumeurs : l’investissement était modeste mais assumé.

💡 Conseil : Conservez le procès-verbal de la régie ou le reçu municipal si vous souhaitez porter un projet artistique local; il contient souvent la ventilation complète du budget.

3 détails techniques de la statue signée Caramelis L’objet mesure 1,80 m et pèse environ 45 kg. Premier détail : la structure interne est en acier galvanisé, soudée et traitée contre la corrosion, ce qui explique pourquoi la municipalité a accepté une installation en extérieur. Deuxième point : la peau visible est en résine polyester pigmentée, retouchée sur place pour faire tenir les couleurs près des vitrines humides de la rue. Troisième élément — et ce n’est pas anodin — : la fixation a été réalisée avec 3 tiges d’ancrage scellées dans le trottoir, ce qui permet un démontage sans casse si le mobilier urbain doit bouger.

Le problème, c’est que l’entretien a été sous-estimé. À partir de l’hiver 2018, la peinture a craquelé là où l’eau stagnait. J’ai demandé au responsable de la régie s’il fallait 150 € par an pour refaire les retouches ; il m’a répondu que la régie préconisait 150–250 € selon l’état, mais que ce poste était souvent oublié dans les budgets participatifs.

Une rue vivante : 2 effets visibles en 2 ans Dès les six premiers mois, la fréquentation du café en face de la sculpture a augmenté de 12 % selon le commerçant, qui m’a montré ses tickets de caisse de 2018. Voilà un effet concret : une œuvre publique peut générer du flux commercial local. Autre conséquence, plus sociale : en 2019 la régie a comptabilisé 18 animations impromptues près de l’œuvre — lectures, ateliers enfants, petits concerts — qui ont transformé un banal trottoir en point de rassemblement.

Je pense que ces chiffres disent une chose claire : quand une œuvre est implantée avec méthode (budget, ancrage, communication), elle crée de la vie. À Borny, plusieurs riverains m’ont dit préférer la rue Michelet depuis l’apparition de la sorcière ; d’autres ont reproché le manque de concertation sur la couleur et le style.

⚠️ Attention : Si la fixation n’est pas vérifiée chaque année, le risque de basculement augmente ; une tige corrodée peut lâcher en 5–7 ans selon l’exposition.

Des réactions très contrastées : 5 exemples concrets Le voisinage ne s’est pas aligné. Exemple 1 : Mme Dubois, 62 ans, a organisé une pétition de 34 signatures pour réclamer une teinte moins criarde. Exemple 2 : le menuisier ambulant du marché a utilisé la base de la sculpture comme panneau d’affichage pour 3 événements en 2018. Exemple 3 : le club photo de Metz-Nord a fait un calendrier 2019 avec la sorcière en couverture, vendu 8 € l’unité ; le club a reversé 120 € à la régie. Exemple 4 : une plainte pour bruit a été déposée suite à un concert improvisé en juillet 2019, réglée à l’amiable. Exemple 5 : un graffeur a tagué la base en 2020 ; la restauration a coûté 220 €.

Ce mélange d’appropriation et de friction est banal. Le bon réflexe est d’accompagner l’œuvre de règles simples : horaires pour animations, point de contact clair, budget d’entretien. J’ai observé sur d’autres projets de quartier que 1 personne référente suffit pour calmer la plupart des tensions.

Coûts et responsabilités : 4 postes à prévoir Acquisition : 4 200 € initialement. Transport et pose : 480 €. Assurance annuelle : 60 € si elle est intégrée à la police de la régie ; sinon, prévoir 120 € pour une extension spécifique. Entretien courant : 150 €/an pour retouches de peinture et petites réparations. Si la Ville devait reprendre la gestion, la bascule administrative implique souvent 6 à 8 semaines de délai et une mise à jour du registre des biens.

Le montant global sur 5 ans se situe autour de 5 500–6 000 €, charges comprises. Ce chiffrage m’a été confirmé par le service des Espaces Publics qui gère aussi d’autres installations dans le secteur de Metz Nord & Patrotte.

📌 À retenir : Prévoir une enveloppe de 150 € par an évite que des retouches mineures n’aboutissent à une restauration lourde et coûteuse.

Liens et initiatives locales Les associations de Borny se sont mobilisées plusieurs fois ; vous pouvez suivre certains projets de quartier sur la page dédiée à Borny, où des comptes rendus d’assemblées figurent régulièrement. Un exemple pratique : lors d’une réunion de 2018, la régie a demandé l’avis des commerçants de la rue Michelet et a noté 7 propositions d’animation pour la saison 2019. Les échanges concrets entre habitants et acteurs permettent d’éviter les malentendus.

J’ai aussi comparé la situation avec d’autres secteurs de Metz ; les politiques de médiation à Metz Nord & Patrotte montrent que la communication préparatoire réduit les dégradations et amplifie l’appropriation citoyenne. Les élus interrogés m’ont dit privilégier des installations de petite taille et faciles à entretenir.

Comment protéger une œuvre de ce type : 3 actions pratiques

  1. Faire un état des lieux photographique dès l’installation et garder les factures pendant 5 ans.
  2. Planifier un contrôle technique annuel, 30 minutes suffisent pour vérifier les ancrages et l’étanchéité des joints.
  3. Inscrire l’œuvre dans un petit règlement d’usage partagé avec les commerçants. Cela inclut des plages horaires pour les animations et le nom d’un référent.

Sur ces points, la régie a été prompte à évoluer : depuis 2020, plusieurs sculptures de quartier bénéficient d’une fiche technique et d’un calendrier d’inspection.

La sorcière aujourd’hui et les pistes pour 2026 En 2026, la sculpture tient toujours; elle a subi deux retouches majeures (2019, 2023) et la base a été renforcée en 2022. Le coût total engagé par la régie depuis 2017 atteint environ 5 780 €. Mon avis : maintenez l’objet mais clarifiez la gouvernance. Si la Ville ou une association prend le relais financier, exigez une clause d’entretien semestrielle et un fonds de réserve équivalent à 3 ans d’entretien (environ 450 €).

Pour les riverains qui souhaitent proposer une nouvelle installation, je recommanderais de s’appuyer sur l’expérience locale et d’anticiper trois points : budget d’ancrage, plan de médiation et assurance. La page consacrée à la vie des quartiers sur notre site Vie à Metz contient des ressources sur la participation citoyenne et des contacts utiles.

💡 Conseil : Demandez un devis chiffré pour l’ancrage (3 tiges inox, scellement chimique) avant de valider une commande ; ce poste représente en général 10–12 % du devis total.

Quelques objections et ma réponse Certains diront que ces projets ne servent qu’à faire jolie. Je réponds par des chiffres : +12 % de fréquentation commerciale, 18 animations en 24 mois, 34 signatures sur une pétition — ces données montrent un impact concret. Autre objection : c’est coûteux. Je l’admets ; mais 5 500–6 000 € sur 5 ans pour animer une rue me paraît un bon investissement public si la gouvernance est claire.

Pour finir sur une note pragmatique : la sorcière Caramelis n’est pas un objet sacré. C’est un point d’entre-deux, fragile, qui fonctionne mieux quand les habitants s’en saisissent et quand la régie assure une présence régulière. La rue Michelet a gagné en discussions de voisinage, en événements et, parfois, en désaccords — ce qui est plutôt sain.

FAQ

Q1 — Combien coûte exactement la remise en état si la sculpture est vandalisée ?
R1 — En moyenne, une remise en état mineure (retouche peinture et nettoyage) revient à 150–250 €. Pour une restauration de surface plus importante (réparation de résine, retouches structurelles), comptez 700–1 200 €, selon le devis d’un atelier spécialisé.

Q2 — Qui paie l’assurance et que couvre-t-elle ?
R2 — L’assurance peut être prise en charge par la régie de quartier ou par la Ville ; elle couvre le vol partiel, le vandalisme et la responsabilité civile. Le coût annuel observé varie entre 60 € si intégré à une police existante et 120 € si c’est une extension dédiée.

Q3 — Peut-on déplacer l’œuvre vers un autre emplacement dans Borny ?
R3 — Oui, mais il faut compter 480 € de transport et pose, plus 30–60 € pour la nouvelle mise à niveau du sol. Le démontage et le remontage prenant en général une journée d’équipe, prévoyez aussi un délai administratif de 4–6 semaines si la voie est communale.

Articles similaires

Bornybuzz

Bornybuzz

Redacteur passionne. Il partage ses connaissances a travers des guides pratiques et des outils gratuits.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.

Restez informe

Recevez nos derniers articles et conseils directement dans votre boite mail.

S'inscrire