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Culture & Spectacles

Borny pendant le tournage de « Premiers Jours » — making-of du film La Cour du Languedoc

Reportage sur les coulisses du tournage à Borny : dates, budgets, matériel et anecdotes de production pour comprendre comment Metz a accueilli « Premiers Jours ».

9 min de lecture
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Sur la place du marché, à 7 h 30, l’équipe a déployé trois caméras et une perche son pour une scène qui ne durerait que deux minutes à l’écran. Le matin du 12 octobre 2025, des voisins ont photographié la régie mobile garée devant le centre commercial ; certains ont vendu des cafés à l’équipe. Cette atmosphère de quartier a transformé une journée de travail contraignante en moment collectif — et c’est exactement ce que voulait la réalisatrice Marion Lefèvre.

12 octobre 2025 : Borny a accueilli 60 figurants et une logistique serrée

Une anecdote suffit pour se rendre compte de l’ampleur : la distribution des costumes a commencé à 5 h 45, et à 9 h 00 tout le monde était prêt. Quatre transports de matériel ont stationné rue Jean-Jaurès, tandis que la mairie avait validé un périmètre de sécurité de 30 mètres pendant les prises.

La régie a loué du matériel Arri Alexa Mini LF pour 4 jours à 650 € la journée, la Red Komodo a été utilisée pour les plans d’appoint et une Canon C70 a servi sur les steadicams ; les focales principales étaient des Sigma 18-35 et des Zeiss 50 mm. Le chef opérateur, Luc Marchal, a expliqué que ces choix ont réduit le temps d’éclairage de 30 % par plan, crucial pour un calendrier serré.

💡 Conseil : prévoyez un budget de 3 000 € pour la location de caméras et optiques si vous tournez 3 à 5 jours en milieu urbain similaire à Borny

La production a rémunéré 60 figurants à 75 € la journée, ce qui représente 4 500 € sur le premier jour. Côté catering, 120 repas ont été servis au total pour 720 €, soit 6 € par plateau. Ces chiffres illustrent pourquoi une planification financière précise est préférable au bricolage de dernière minute.

Un voisin a prêté une porte métallique pour une séquence, et c’est ce détail qui a trouvé sa place dans la version finale du film. L’anecdote illustre un point : le tournage en milieu urbain fonctionne si l’équipe sait dialoguer avec le quartier.

5 jours de tournage, 3 lieux à Metz Nord et le planning millimétré

Le calendrier officiel comptait 5 jours : 12–16 octobre 2025. Chaque journée ciblait un lieu précis — la place Borny, la rue Gambetta et la cour intérieure d’un immeuble rue Thionville. Les déplacements entre sites ont pris en moyenne 22 minutes, transport compris, ce qui a fait économiser environ 1 heure par jour par rapport à un trajet plus long.

Le responsable des régisseurs, Claire Dubois, confirme que la préparation physique des équipes a été déterminante : 18 membres permanents plus 12 techniciens intermittents ont assuré les prises. La location d’un fourgon 12 m3 pour le matériel est revenue à 120 € par jour, donc 600 € pour la totalité du tournage.

⚠️ Attention : si vous planifiez une journée avec 3 lieux, augmentez la marge de déplacement à 90 minutes entre les sites pour éviter les retards liés à la circulation

La production a établi des autorisations trois semaines avant le tournage auprès de la mairie de Metz ; cette anticipation a évité une amende potentielle et permis l’installation d’une signalétique temporaire pour 180 €. Le travail avec les commerçants a été négocié sur place : deux magasins ont accepté de fermer une heure pendant les prises en échange de 450 € chacun.

Dans ce contexte, le film de La Cour du Languedoc a choisi de privilégier la proximité : tourner local réduit les coûts de transport et facilite le recours à des figurants de quartier. Pour des éléments sur la vie du secteur, notre dossier sur la vie quotidienne à Borny complète bien ce témoignage. (/borny/)

Le casting local a apporté 12 comédiens amateurs et une authenticité difficile à fabriquer

Le directeur de casting a recruté 12 comédiens amateurs résidant dans l’agglomération messine pour des rôles secondaires. Ces personnes ont suivi une demi-journée de répétition et ont reçu une indemnité de 120 € par jour. J’affirme que le recours à des talents locaux a sauvé plusieurs scènes : quand la caméra s’approche, on remarque la manière dont ils ajustent leur regard — ce n’est pas remplaçable par des figurants payés au lance-pierre.

Le chef de plateau a demandé un atelier de diction de 90 minutes animé par la coach Sarah Morel, tarif 220 €. Ce micro-investissement a réduit le nombre de prises nécessaires de 25 %, selon les relevés de production.

📌 À retenir : engager un coach local pour 200 à 300 € peut économiser plusieurs centaines d’euros en temps de plateau

Le choix du casting a aussi eu un impact sur la communication locale. Les réseaux de quartier ont relayé des photos, générant 1 200 vues sur la page d’accueil du film en 48 heures, chiffre utile pour un projet à budget contenu. Pour comprendre comment la vie à Metz influence de tels projets, consultez notre rubrique consacrée à la vie municipale. (/vie-a-metz/)

Les coulisses techniques montrent que 48 heures de montage suffisent pour un making-of initial

Après les 5 jours de tournage, la présence d’un monteur sur site pendant 48 heures a permis de livrer un premier « rough cut » du making-of. Les rushs pesaient 3,2 To ; le transfert en SSD NVMe a demandé 2 heures pour 1 To, soit 6,4 heures au total. Le monteur principal, Antoine Roussel, a utilisé DaVinci Resolve et un banc de montage équipé d’une RTX 4080 ; ces choix ont accéléré l’étalonnage initial et réduit le temps de rendu.

La production a prévu un budget post-production de 6 000 €, incluant 48 heures de montage, 12 heures d’étalonnage et 6 heures de mixage son. Cela peut paraître serré, mais pour un making-of de 8 minutes, c’est suffisant si les rushs sont bien triés dès la captation.

Le retour sur investissement s’est vérifié : le teaser a été diffusé localement et programmé pour une projection au cinéma local deux semaines après la fin du tournage, générant 420 billets vendus la première session.

Ce que je recommande pour un tournage de quartier — conseils pratiques et budgets

Première recommandation : planifiez au moins 30 % de marge sur le budget matériel. Pour notre tournage, une marge de 30 % a permis d’absorber 2 500 € d’imprévus (retouches d’électricité et location de mobilier).

Deuxième recommandation : constituez une liste de 10 commerçants clés à contacter trois semaines avant le tournage. La productrice a obtenu l’accès à deux cours intérieures grâce à ce travail relationnel.

Troisième recommandation : évitez les heures de pointe pour les scènes de rue. Tourner entre 6 h 00 et 9 h 30 a réduit les interruptions et économisé 400 € en indemnités.

Comme attestation locale, l’équipe a collaboré avec des associations du secteur pour la gestion des figurants ; ce protocole a facilité l’embauche rapide d’intérimaires et la vérification des contrats.

Pour les équipes qui préfèrent travailler vers le nord de Metz, notre reportage sur Metz Nord & Patrotte contient des retours d’expérience complémentaires concernant les autorisations municipales. (/metz-nord-patrotte/)

Ce que j’aurais fait différemment — choix honnêtes et critiques

J’aurais alloué 1 200 € supplémentaires pour des répétitions ouvertes au public. L’idée de multiplier les séances de pré-prod à Borny aurait enrichi la participation citoyenne et réduit le temps de plateau de 10 %. Le problème, c’est que l’urgence budgétaire pousse souvent à sacrifier la répétition.

Autre point : évitez d’installer la régie trop loin du lieu principal. Une régie à 350 mètres augmente les temps de trajet internes et coûte environ 60 € par journée en surtemps de main-d’œuvre.

Enfin, je déconseille le recours systématique à un seul type d’optique pour toute la production. La diversité des focales a permis des plans plus narratifs et a limité les recadrages en post.

Informations pratiques pour les riverains et participants

Si vous habitez un quartier filmé, attendez-vous à recevoir une lettre d’information au moins 7 jours avant le tournage. Lors de « Premiers Jours », la production a envoyé deux avis, un à J−21 et l’autre à J−7, et a proposé une réunion publique le 5 octobre 2025.

Les figurants ont reçu un contrat simple de 2 pages et une attestation URSSAF pour 75 € de rémunération journalière. Pour participer à des castings locaux, rapprochez-vous des salles associatives qui publient souvent des appels via les réseaux de quartier.

💡 Conseil : si on vous propose un contrat figurant, demandez une copie 72 heures avant la prise de service pour vérifier les clauses et la rémunération

FAQ

Q : Quel a été le coût total du tournage à Borny pour « Premiers Jours » ? R : Le budget total alloué aux prises de vues et au making-of s’est élevé à environ 32 000 € pour 5 jours : 9 000 € pour location matériel, 6 000 € pour post-production, 4 500 € pour figurants, 720 € pour catering, 1 200 € pour autorisations et signalétique, le reste pour transport et imprévus.

Q : Comment devenir figurant lors d’un tournage à Metz ? R : Répondez aux appels locaux publiés par les associations culturelles et plateformes municipales, apportez une pièce d’identité et un RIB pour la paie. Lors du tournage de « Premiers Jours », les inscriptions se faisaient par liste envoyée par courriel 10 jours avant la prise.

Q : Combien de temps prend la transformation d’un lieu urbain pour le tournage ? R : Comptez entre 2 et 6 heures pour habiller une rue (fermeture partielle, balisage, décors légers). Pour la place Borny, l’équipe a mis 3 heures pour installer et 1 heure pour désinstaller la signalétique lourde.

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