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Éducation & Jeunesse

Journal d’une étudiante en confinement #2 — Dans ma tour à Borny

Deuxième semaine de confinement à Borny : routines, inquiétudes pour une amie malade, courses imprévues et petites victoires quotidiennes à Metz.

6 min de lecture
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Journal d’une étudiante en confinement #2

Je ne suis pas de bonne humeur, journal. Tu vas le sentir tout de suite, parce que j’ai vu des foules ce week-end alors que j’avais choisi d’éviter la rue. Je vis au-dessus de la place du marché, troisième étage, balcon qui donne sur le square ; c’est joli quand les gens respectent les distances, moins quand une centaine d’individus se pressent comme si de rien n’était. Le problème, c’est cette impression d’invulnérabilité : je comprends que certains aient besoin d’air, mais pas au prix de mettre des voisins en danger.

💡 Conseil : si vous sortez pour une course, prévoyez 30 minutes pour tout faire afin de limiter le temps passé hors de chez soi

Dans ce carnet, j’écris comme je parle — sans fioritures — parce que c’est la façon la plus honnête d’expliquer ce que vit une étudiante à Borny. Entre révisions, montages vidéo et soirées à Skyrim, il y a la réalité: une amie qui tousse, un coloc qui fête son anniversaire en visio, et des petites victoires culinaires comme des pancakes maison qui coûtent 2 € le paquet de farine.

Une anecdote de vendredi qui a duré 3 heures et 4 boutiques fermées

Vendredi, j’ai bâclé mon planning et je suis partie faire des courses sans vérifier que c’était férié ; résultat : 3 heures perdues et 4 boutiques fermées sur la rue principale. Premier arrêt : le supermarché qui affiche « fermé » à 9 h 05. J’ai filé vers la pharmacie : ouverte, mais la file faisait 8 personnes, attente 25 minutes. Bilan : je suis revenue avec du jus, du paracétamol et deux sachets de chips parce que le moral flanchait. Le marché de la place m’a sauvé la mise — le marchand d’Oasis m’a vendu une bouteille pour 1,50 € — et j’ai compris que les petits commerces locaux tiennent encore la baraque.

Dans ce quartier, on parle souvent des initiatives collectives ; c’est pour ça que je pense régulièrement à la rubrique de Vie à Metz quand je décris comment évolue l’approvisionnement local.

⚠️ Attention : évitez d’aller dans plus de 2 magasins le même jour — le risque d’exposition augmente à chaque arrêt

100 personnes sur Twitter : le chiffre qui m’a fait craquer

J’ai vu une vidéo avec 100 personnes qui flânaient sur une rue un dimanche de Pâques. J’ai ressenti de la colère plus qu’autre chose. La colère, parce que ces 100 individus ne comprennent pas que leurs choix touchent 10, 20, 100 autres vies. J’ai pensé à ma meilleure amie, Tifanny, qui a été malade la semaine passée ; l’alerte chez elle m’a transformée en mini-infirmière : « prends du paracétamol, vitamine C, bois 2 L d’eau par jour et dors ». Ce n’est pas glamour, mais ça marche souvent.

En parallèle, j’ai passé des examens en ligne : au total, 5 épreuves, et la moitié des matières optionnelles ont été neutralisées pour alléger la pression. Mi-angoisse, mi-soulagement — j’ai mangé des chips pour tenir le coup. Côté matériel, mon setup pour révisions tient dans une pièce : 1 bureau IKEA à 70 €, une lampe LED à 12 €, et mon ordinateur portable qui rend l’âme lâchement mais tient.

💡 Conseil : pour suivre 3 cours à la fois, organisez des blocs de révision de 45 minutes et prévoyez 10 minutes de pause active

Continuer les études à distance demande 4 stratégies concrètes

Bon, concrètement : pour tenir le rythme, j’ai adopté 4 règles simples. D’abord, blocage du temps : deux sessions de 90 minutes le matin, une révision légère l’après-midi. Ensuite, séparation des espaces : mon lit reste interdit pour étudier. Troisième point, outils : OBS pour enregistrer des petits montages à rendre — coûte 0 € si on se forme via tutoriels — et Lightroom mobile à 5,49 € par mois pour la photo. Enfin, déconnexion : je garde deux soirées par semaine sans écran et je joue à Animal Crossing ou Final Fantasy 7 Remake pour décompresser.

Je dis franchement : évitez le multitâche pendant une session d’étude. Ça coûte du temps et de l’efficacité. Le vrai truc, c’est la qualité de la session. J’ai testé : 90 minutes concentrées donnent plus que 3 heures morcelées.

La communauté de Borny tient, malgré 1 amie malade et 2 colocs solidaires

Ma coloc, Flo’, a eu un appel de son père en visio pour son anniversaire ; il a pleuré, elle aussi. C’était humain et nécessaire. On a partagé un repas simple : pancakes et sushis au surimi ; le surimi vient d’un commerce local pour 3,20 € la barquette. Tifanny semble aller mieux aujourd’hui, mais rester vigilant reste la règle. J’ai insisté pour qu’elle contacte son médecin si ça empire : mieux vaut 1 appel de trop que l’inverse.

Je note aussi des choses positives : le Fab Lab a mis en place des tutoriels en ligne pour apprendre à imprimer des visières ; j’ai suivi deux vidéos et j’ai compris les bases en 48 heures. Ces gestes concrets montrent que la solidarité de proximité fonctionne. Quand je me promène à l’intérieur du quartier, je vois des affiches et des bénévoles : ça rassure.

📌 À retenir : 48 heures suffisent pour apprendre une tâche technique de base si on est guidé par un bon tutoriel

Loisir, cuisine et bricolage : 6 petits projets faits maison

Pendant le confinement, j’ai testé 6 projets faciles qui dépensent peu et occupent l’esprit. J’ai refait un burger maison — le « Whopper du confinement » : pain maison (3 € pour 6 buns), steak haché 150 g à 1,60 €, et fromage. J’ai aussi tenté une pizza maison pour 4 € entrée comprise. Le dessin reprend doucement : 30 minutes par jour d’esquisses relaxent plus que 2 heures sur Netflix.

Pour le montage vidéo, je suis passée d’un rendu amateur à une mise en scène correcte après 12 montages. Le bon matériel n’est pas cher : un micro USB Rode NT-USB coûte environ 120 € et change tout pour le son. Ces chiffres comptent quand on gère un budget étudiant.

Ce que j’évite et ce que j’encourage — 2 règles simples pour vivre mieux en confinement

Évitez de croire que sortir souvent vous rendra plus fort émotionnellement. Sortir une fois pour des courses longues est logique ; sortir tous les jours pour « prendre l’air » multiplie le risque pour 1 personne comme pour 100. Encouragez la communication régulière : un appel de 10 minutes chaque soir avec un proche tient mieux qu’un message sporadique. À Borny, on a mis en place des chaînes d’appels entre voisins, 3 contacts par palier, et ça fonctionne.

J’insiste : faites vos courses en 1 trajet, liste en main. Coût du billet de tram économisé : 1,50 € par sortie en moins. Moins évident mais utile : aidez un voisin âgé en lui laissant les courses devant la porte et en prenant 5 minutes pour discuter depuis la fenêtre.

Je pense que ces habitudes vont rester utiles après la crise.

Liens et sources locales

Quand je décris le quartier et les initiatives, je pense souvent à ce que racontent les articles sur Borny pour garder le fil des actions locales. La mémoire collective de ces semaines doit être consignée ; c’est pour ça que notre collectif écrit et partage.

Un autre point : les tensions entre secteurs apparaissent parfois. J’ai lu des échanges sur les marchés et les règles dans la section dédiée à Metz Nord & Patrotte, et ça m’a aidée à comprendre pourquoi certains commerçants ont choisi des horaires différents.

Derniers mots du carnet — préparation et résilience

Je me prépare au pire et j’espère le meilleur. Ce mélange d’optimisme calculé et de réalisme me garde stable. Les examens ont été déplacés, certaines matières neutralisées, mais les projets continuent. Pour l’avenir proche, j’ai prévu de décorer ma chambre : petits cadres à 5 € l’unité, guirlande LED à 8 €, et quelques impressions photos pour me sentir mieux. Je raconterai ça la semaine prochaine.

Je te laisse, journal. Les pancakes attendent et Flo’ veut rejouer à Skyrim. À plus tard.

💡 Conseil : achetez 1 kit de base (farine, levure, huile, sel) pour 6 € — il dépanne 4 recettes différentes


FAQ

Q : Comment gérer le stress d’un ami malade à domicile ? R : Faites un plan en 4 étapes : 1) établir des signes d’alerte (fièvre > 38 °C, essoufflement), 2) fournir paracétamol et hydratation, 3) contacter le médecin dès le deuxième jour si symptômes persistent, 4) garder une présence via appels réguliers. Ces gestes réduisent l’isolement et évitent les urgences.

Q : Quels achats prioritaires pour tenir 2 semaines chez soi à Metz ? R : Priorisez eau (6 L), pâtes/riz (2 kg), conserves (6 boîtes), médicaments de base (paracétamol), et produits d’hygiène. Un budget de 30–50 € suffit pour une semaine de base si on privilégie les enseignes locales du marché.

Q : Comment organiser les révisions pour réduire le stress d’examens à distance ? R : Décomposez en blocs : 45–90 minutes de travail, 10–20 minutes de pause active, planning hebdomadaire avec 3 priorités par jour et rendu d’un petit objectif chaque soir (1 chapitre, 1 exercice, 1 résumé).

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