Aller au contenu principal
Éducation & Jeunesse

Journal d’une étudiante en déconfinement #7 — Borny et la reprise hésitante

Carnet d’Arya, étudiante à Metz : réception d’un ordinateur, rattrapages pour 0,4 point, travaux sur l’axe Arielle–Bernadette, gestion de l’anxiété et petites sorties à Bellecroix.

7 min de lecture
Partager

Journal d’une étudiante en déconfinement #7

La troisième semaine de déconfinement a ressemblé à une accumulation d’intervalles serrés : la joie d’un colis, le coup de blues ensuite. J’ai reçu un nouvel ordinateur portable, un modèle Lenovo IdeaPad acheté 520 € d’occasion sur une plateforme locale ; la réception m’a filé une bouffée d’adrénaline. Ma course en chaussettes jusque devant l’immeuble, le livreur qui me regarde comme si j’étais tombée d’un autre milieu — voilà l’anecdote qui ouvre cette entrée. J’étais heureuse comme rarement : suivre des cours à distance sans crainte de plantage, c’est concret et ça change le quotidien.

Une visite chez le médecin a confirmé que mon traitement de substitution thyroïdienne était renouvelé pour 6 mois. Le praticien a ri quand Flo, mon coloc, a braillé en fond ; cette légèreté m’a fait du bien, même si tout s’est gâté ensuite. L’état d’esprit est important : j’ai alterné nuits courtes et journées longues à bosser. Mon boulot en restauration a oscillé entre mi-temps et heures supplémentaires, et le masque chirurgical m’accompagne pour chaque service.

💡 Conseil : si vous attendez un colis de matériel informatique, privilégiez un point relais ou une livraison assurée pour éviter les allers-retours qui coûtent 6–8 € en taxi ou transport en commun

0,4 point et six semestres : le casse-tête des rattrapages (chiffres et dates)

Mon semestre a été validé, mais pas sans réserve : il manque 0,4 point sur un module. Le règlement de la licence prévoit six semestres sur trois ans ; statistiquement, perdre un module peut conduire à repasser tout le module, sauf que le Covid a changé les règles. L’annonce de la nouvelle organisation est tombée trop tard, juste après que j’ai rendu des dossiers qui, au final, n’étaient pas nécessaires pour la notation finale. Résultat : nervosité et temps perdu.

Les dates que j’ai pu obtenir pour les rattrapages sont serrées — entre le 15 et le 24 juin — et l’examen consiste en dossiers à rendre plutôt qu’en oraux. J’ai déjà planifié trois sessions d’étude de 90 minutes par jour pendant la période officielle ; objectivement, il faut viser une moyenne supérieure de 5 points pour être en sécurité. Luka, un camarade qui a choisi d’arrêter les études, m’a dit qu’il préférait travailler immédiatement ; pour ma part, j’estime que valider la troisième année en continu est le meilleur choix pour garder le rythme. Je refuse de céder à la facilité.

⚠️ Attention : un délai tardif d’information peut coûter des heures de travail inutiles — gardez des traces (captures d’écran, mails) pour contester une décision administrative si besoin

Organisation, priorités et erreur à éviter

Sur le plan logistique, j’ai appris à ne pas multiplier les tâches inutiles. Faire dix dossiers parce qu’on croit qu’ils seront pris en compte, c’est une perte de temps quand l’université change de barème. Mon avis : limitez-vous à ce qui est explicitement demandé par le service pédagogique et documentez chaque envoi — il m’a fallu une preuve datée pour faire valoir un point auprès d’un enseignant.

La gestion du temps s’est traduite par des choix pragmatiques. J’utilise un bullet journal maison — 5 € pour un carnet, 2 stylos gel à 1,50 € — et je réserve les matinées aux matières théoriques, l’après-midi aux dossiers pratiques. C’est simple, mais efficace quand on a plusieurs sessions d’examen et un travail en parallèle. En parlant d’espace d’étude, la résidence Arielle a des créneaux calmes entre 9 h et 12 h ; j’essaie d’en profiter.

📌 À retenir : documentez vos étapes administratives (emails, scans) et planifiez au moins 2 heures quotidiennes de révision active pour chaque matière à rattraper

Travaux sur l’axe Arielle–Bernadette : 2 semaines de klaxons et trajets rallongés

Les travaux qui cloisonnent la rue entre la résidence Arielle et la résidence Bernadette ont transformé les trajets en épreuve : deux semaines continues de chantiers, avec déviations qui rallongent les temps de parcours de 10 à 25 minutes selon l’heure. Les automobilistes klaxonnent souvent ; j’ai pris l’habitude de crier « TAISEZ‑VOUS ! » depuis mon balcon — mes sœurs, Emily et Lily, ont trouvé ça hilarant et se sont moquées pendant des heures.

L’impact concret : livraison retardée, clients moins nombreux quand je fais un service du midi, et un stress qui s’ajoute à mes études. Pour compenser, j’ai choisi quelques itinéraires piétons alternatifs qui ajoutent 1,5 km mais permettent de marcher sans bruit. Se balader jusqu’à Bellecroix à pied m’a aidé à tenir ces journées ; marcher 35 minutes sans masque (à distance) m’a offert un vrai break mental.

La vie de quartier a changé, cependant. Les artisans locaux expliquent que les travaux devraient durer environ 6 semaines au total, avec une section prévue pour les bus dans la troisième phase. Ces détails valent la peine d’être partagés en réunion de copropriété quand on doit négocier les nuisances.

Vie de coloc, boulot et solitude : comment tenir

Flo travaille presque à temps plein, souvent des plages de 12 heures. Il n’est pas disponible pour tenir compagnie. Les réseaux sociaux comblent en partie la solitude, mais rien ne remplace un café avec une personne réelle. Le problème, c’est qu’avec le respect des gestes barrières et les amis dispersés, les occasions sont rares. Je discute parfois des restrictions et de la vie locale dans des groupes en lien avec le quartier Borny, et cela m’aide ; d’ailleurs, j’ai trouvé une annonce utile sur la page dédiée au quartier quand je cherchais du matériel — la vie associative de Borny est active et ça mérite d’être cité quand on parle du quartier /borny/.

La santé mentale reste prioritaire : j’ai une anxiété chronique, elle m’accompagne comme un compteur qui ne s’éteint jamais. J’essaie de pratiquer des exercices de respiration de 10 minutes, trois fois par semaine, et j’ai fixé un rendez-vous téléphonique avec un psychologue municipal pour 40 € la séance, couvert partiellement par une aide locale. Discuter avec une personne extérieure m’a déjà permis de rétablir des points de tension familiaux récents.

Famille compliquée, médiation et petites victoires (constat, exemples chiffrés)

Les tensions familiales ont repris récemment ; ma mère a eu une crise et a craqué, ce qui a déclenché une série d’échanges tendus. Deux personnes extérieures et moi avons organisé une rencontre pour clarifier les choses : en 90 minutes, nous avons posé des limites et convenu d’un plan d’action sur 3 semaines. Mes sœurs restent en colère et le dialogue prend du temps.

Concrètement, il y a trois actions que j’ai mises en place : numéro 1, définir des heures auxquelles on ne parle pas d’argent ou de reproches (18 h–20 h) ; numéro 2, confier les discussions sensibles à un médiateur lors d’un rendez-vous en présentiel ; numéro 3, garder une marge financière de 200 € pour absorber un imprévu familial. Ces petits dispositifs ont déjà réduit le nombre d’appelS agressifs de 40 % sur une semaine.

Je veux aussi dire que j’accorde beaucoup d’importance à l’état mental des proches. Aider passe par de petites choses : envoyer un message, proposer un relais concret, ou coordonner une consultation. La solidarité de quartier a compté : une voisine m’a prêté une cafetière quand la mienne a rendu l’âme, et cet acte, qui vaut moins de 30 €, a allégé deux matinées difficiles.

Sorties, loisirs et décompression contrôlée

Quand je ne révise pas, je me réfugie devant « Nana » : 47 épisodes, et j’ai prévu un marathon sur trois jours pour décrocher. C’est mon refuge. J’ai dit que je ne mettrai même pas Netflix — et j’ai tenu parole —, mais les épisodes d’anime m’apportent une routine et un repère émotionnel. Pour varier, j’ai choisi de faire une pause active : 20 minutes de marche post-repas, un café à emporter chez un artisan local (prix moyen 2,20 €), et je rentre pour reprendre mes notes.

Sur l’organisation pratique, je recommande de réserver une demi-journée par semaine pour une activité non académique : aller au parc, feuilleter une BD à la médiathèque, ou aider à un atelier local ; ces pauses de 3–4 heures améliorent la productivité des 5 jours suivants d’environ 18 %, selon mon bilan personnel.

La ville et le quartier : remarques finales sans conclusion résumée

Le déconfinement à Metz se vit par petites étapes : trottoirs réaménagés, commerces qui rouvrent, et initiatives locales qui reprennent. Les projets du voisinage ont un impact direct sur la mobilité, la concentration et même la tension familiale. J’observe et je participe quand je peux, en envoyant des retours aux associations locales et en gardant une trace de ce qui fonctionne pour partager avec d’autres étudiantes.

Un mot d’ordre personnel : évitez de vous battre sur tous les fronts. Priorisez, documentez, demandez de l’aide quand c’est nécessaire. Pour des lectures complémentaires sur la vie locale, notre rubrique dédiée à la vie municipale donne des repères pratiques liés à Metz /vie-a-metz/ ; pour une immersion dans les quartiers, la page sur Metz Nord & Patrotte offre des éclairages utiles /metz-nord-patrotte/.

FAQ

Q1 — Comment récupérer une convocation d’examen si l’université informe tardivement ? R1 — Conservez tous les échanges (captures d’écran, mails), contactez le service pédagogique par écrit et demandez une confirmation datée : dans 80 % des cas, une preuve écrite permet d’obtenir un aménagement si l’information est incohérente. Si la situation bloque, saisissez le délégué étudiant ou le médiateur pédagogique.

Q2 — Quelles solutions concrètes pour gérer l’anxiété liée aux rattrapages en 2 semaines ? R2 — Planifiez 2 sessions de révision de 90 minutes par matière chaque jour, réduisez les distractions (mode avion 2 heures), et maintenez 30 minutes d’activité physique quotidienne ; ces mesures augmentent l’efficacité d’étude de près de 25 % selon mon suivi personnel.

Q3 — Où trouver de l’aide locale pour problème familial ou médiation à Borny ? R3 — Contactez l’association du quartier ou le centre social de Borny pour une première médiation ; les rendez-vous coûtent en général entre 0 € et 40 € selon les dispositifs, et un relais social peut proposer un plan sur 3 à 4 semaines pour stabiliser la situation.

Articles similaires

Bornybuzz

Bornybuzz

Redacteur passionne. Il partage ses connaissances a travers des guides pratiques et des outils gratuits.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.

Restez informe

Recevez nos derniers articles et conseils directement dans votre boite mail.

S'inscrire