Les acteurs de la médiation numérique #4 : Audric Gueidan

Dans le cadre du plan France relance, le gouvernement va réaliser un investissement inédit pour le numérique, avec notamment le déploiement de  4000 conseillers numériques, dont la mission sera de former et d’accompagner aux droits. Cette nouvelle mesure est l’occasion pour notre média de proximité de s’intéresser à la médiation numérique, d’autant plus qu’avec son nouvel espace Bornybuzz numérique, l’association est impliquée dans la lutte contre la fracture numérique. Pour comprendre ce nouveau défi à relever nous avons réalisé une série d’entretiens de médiateurs numériques chevronnés pour comprendre les bonnes pratiques et les pièges à éviter.

Le quatrième médiateur que nous avons interrogé est Audric Gueidan, libriste et auteur du livre “Construisez et programmez votre console de jeux open source”.

La médiation numérique selon Audric Gueidan, en bref…

De la même manière qu’il y a de la médiation entre deux humains, parce que, peut-être ils ne se comprennent pas ou qu’ils sont en opposition, le médiateur numérique se place entre l’homme et la machine, parce que c’est compliqué d’appréhender les outils, les ordinateurs, les nouvelles technologies… Il y a aussi un côté traducteur et un côté accompagnant parce que cela peut faire peur à un certain nombre de personnes. En médiation numérique, il faut présenter les outils mais aussi les enjeux. La question du logiciel libre en fait partie.

L’importance du logiciel libre 

Un logiciel pour être défini comme libre doit respecter 4 libertés : n’importe qui peut lancer le programme, n’importe qui doit avoir accès au code source, n’importe qui doit pourvoir distribuer le logiciel, n’importe qui doit pouvoir modifier le code informatique et distribuer sa version modifiée. Lorsqu’on s’intéresse à la protection des données, se tourner vers les logiciels libres permet de s’appuyer sur une communauté qui veille à la dimension éthique. 

Pour un territoire, cela peut avoir un intérêt financier et un intérêt stratégique, étant donné que les outils numériques ne sont pas entre les mains de quelques entreprises en situation de monopole. 

Concernant les conseillers numériques, cette force de frappe est bienvenue car il n’y a pas assez de médiateurs. Cependant ils seront essentiellement formés à l’e-administration et ne disposeront ni des compétences ni de l’expérience des médiateurs existants, notamment pour ce qui concerne les enjeux sociétaux et environnementaux. 

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