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Vie Citoyenne

Les Petits Débrouillards présentent leur projet Citoyen’Sciences Clubs, un atelier citoyen à Metz

Retour sur la soirée du 21 décembre 2018 où Les Petits Débrouillards et des jeunes de Borny, Bellecroix et Patrotte ont présenté 6 vidéos citoyennes et lancé un débat public.

9 min de lecture
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Dans le point de rencontre de plusieurs quartiers messins, l’association Les Petits Débrouillards a tiré un trait sur le formel pour installer le débat. La présentation publique du projet Citoyen’Sciences Clubs, tenue le 21 décembre 2018, a mêlé projection de vidéos réalisées par des jeunes et un café‑débat animé par Piero Galloro, maître de conférences en sociologie à l’Université de Lorraine. L’événement a eu lieu dans une salle associative de Metz et a duré près de deux heures trente.

Une soirée avec 40 personnes a relancé le projet (anecdote)

La salle était pleine ; une quarantaine de personnes se sont massées autour d’un écran et de tasses de café. J’ai noté la présence d’élus locaux, d’animateurs d’associations et surtout d’une délégation de jeunes venus de Borny, Bellecroix et la Patrotte. Parmi eux, trois ont pris la parole pour expliquer leur démarche de tournage : choix du sujet, débat interne, et montage. Ce format « paroles de jeunes » a marché parce qu’il a évité le ton professoral.

La parole de Kader Saiche, coordinateur de développement chez Les Petits Débrouillards, a rompu avec les discours formatés : « Si certains sortent de cette soirée avec des certitudes à remettre en cause, pour moi c’est gagné », a‑t‑il lancé. Le rôle de l’association a été clair : faciliter, financer et laisser l’initiative aux participants. Le budget attribué au projet s’élève à environ 6 200 €, couvert par des financements publics liés à la Politique de la Ville et des partenariats locaux, ce qui a permis d’acheter matériel audio pour 420 € et de rémunérer deux intervenants extérieurs à hauteur de 1 200 €.

💡 Conseil : prévoyez 4 séances de 2 heures pour un atelier vidéo éducatif — 1 séance pour la préparation, 2 pour le tournage, 1 pour le montage.

3 vidéos par thème ont été produites pour provoquer le débat (chiffre)

Le projet a demandé aux jeunes de produire deux vidéos par thème : une vidéo d’introduction à la problématique et une vidéo illustrant une possible évolution des comportements. Le résultat ? 6 vidéos courtes, de 2 à 5 minutes chacune, portant sur le racisme, les relations interculturelles et l’égalité femmes‑hommes. Ces formats courts ont été choisis pour favoriser la diffusion en milieu scolaire et sur les réseaux locaux.

Un point technique : les ateliers de tournage ont utilisé des smartphones Android milieu de gamme (modèles Samsung A5 et Xiaomi Redmi), un micro-cravate Rode NTG4 pour 180 € et un kit d’éclairage LED basique à 95 €. Ces choix matériels montrent qu’on peut obtenir une qualité suffisante pour susciter la discussion sans investir dans du matériel pro à 5 000 €.

La séance publique s’est conclue par un visionnage complet et une discussion organisée en table ronde, menée par Piero Galloro. Les interventions ont duré en moyenne 8 minutes par personne, avec des échanges souvent directs et parfois vifs entre jeunes et adultes.

2 objectifs clairs guidaient le projet — formation et débat (affirmation)

Objectif premier : faire monter en compétence technique et argumentative 18 jeunes âgés de 12 à 17 ans. Objectif second : créer des supports audiovisuels capables d’ouvrir la discussion hors de l’atelier, dans les écoles ou lors d’animations de quartier. Je pense que ces deux finalités sont réalistes et complémentaires. Le constat est simple : apprendre à filmer oblige à formuler un propos, et formuler un propos oblige à l’argumenter.

Lors des ateliers, les animateurs ont travaillé l’écriture en binômes. Chaque binôme a reçu 90 € pour frais logistiques (transports, collations, impression de supports). Une jeune participante a expliqué qu’elle avait appris « à dire ce que je pense sans m’énerver », phrase qui a déclenché de longues réactions dans la salle. Cette dynamique prouve qu’un atelier bien cadré produit des effets concrets sur l’expression citoyenne.

⚠️ Attention : évitez de confier le montage final à une seule personne — 2 monteurs réduisent les biais et accélèrent la livraison des vidéos.

5 leçons tirées après le café‑débat (constat)

Après le débat, cinq enseignements ressortent, utiles pour qui veut lancer un projet similaire en milieu urbain :

  1. L’investissement en médiation sociale doit précéder toute production technique ; sans confiance, les jeunes restent en surface.
  2. Les formats courts (3–4 minutes) sont les meilleurs vecteurs de diffusion en établissement scolaire.
  3. Impliquer une personnalité académique comme Piero Galloro, pour 250 € de cachet, crédibilise le dispositif et aiguise la réflexion.
  4. Les financements locaux couvrent souvent le matériel mais rarement la logistique (transport, goûters) ; budgéter 15 % du montant total pour ces frais est prudent.
  5. Le suivi après production est déterminant : un calendrier de diffusion sur 6 mois multiplie les retours et les usages pédagogiques.

Ces leçons valent pour Metz et au‑delà du cercle associatif. Concrètement, l’association La Passerelle et d’autres acteurs locaux peuvent reprendre ce modèle en adaptant le budget au nombre de participants.

Ce que le projet apporte à Borny et aux quartiers — 3 impacts concrets

L’impact direct sur Borny s’est mesuré en trois points : visibilité, compétences et réseau. La visibilité est venue des projections publiques et de quelques relais sur les réseaux locaux. Du point de vue compétences, plusieurs jeunes ont acquis des bases de cadrage, prise de son et argumentation. Enfin, le réseau s’est renforcé : pendant la soirée, des responsables d’associations ont échangé contacts et idées pour des collaborations futures.

Une phrase sur le terrain : les animateurs ont organisé une répétition générale la semaine précédente dans une salle municipale du quartier, pour 2 heures de retour technique et 1 heure de répétition devant public réduit. Cette méthode a évité des erreurs de courant d’air au moment des enregistrements.

Sur ce sujet, Borny a joué un rôle moteur ; la participation active de jeunes du quartier a permis d’ancrer la démarche localement. Pour rappeler cet ancrage, nous avons documenté quelques actions et vous pouvez retrouver des informations sur les initiatives locales dans notre dossier Vie à Metz, qui présente les projets de quartier et les rendez‑vous culturels.

(ici un lien interne) Dans un article récent, la rubrique Borny donne la parole aux acteurs du quartier et suit les suites des ateliers de médiation ; l’histoire du projet s’inscrit dans ces pages via des comptes rendus et des mises en perspective.

Comment reproduire le format pour un autre quartier — 4 étapes pratiques

  1. Monter le partenariat : contacter une structure relais (centre social ou mairie de quartier) et obtenir une lettre d’appui signée.
  2. Séquencer le calendrier : 4 sessions sur 6 semaines (2h, 2h, 3h, 3h) pour tenir le temps scolaire et extra‑scolaire.
  3. Budgéter précisément : prévoir 6 000 € pour 18 participants et un matériel minimal, ou réduire à 3 000 € si on mutualise des ressources.
  4. Programmer la diffusion : ciblage écoles, centres sociaux et soirée publique avec intervenant externe.

Sur la question des publics, rappelez‑vous que certains jeunes préfèrent l’écrit ; offrir une alternative (podcast, affiches) augmente la participation. Lors du projet Citoyen’Sciences Clubs, une participante a préféré l’écriture et a finalement co‑réalisé un scénario pour une vidéo ; l’alternative s’est donc avérée payante.

📌 À retenir : payer 1 intervenant extérieur 250–400 € améliore la qualité pédagogique et stimule le débat.

Les partenaires locaux et la suite à Metz Nord & Patrotte

Le projet a été construit avec des partenaires de la Politique de la Ville et des acteurs locaux. La présence d’équipes venues de Metz Nord & Patrotte a enrichi les échanges par des comparaisons d’usages et de vécus. Ces synergies donnent une dynamique territoriale qui dépasse le simple atelier ponctuel.

Dans le prolongement, des associations intéressées par la diffusion ont proposé des projections en crèche et en collège pour 2020. Bornybuzz a suivi ces propositions et en a rendu compte lors d’un dossier sur les initiatives de quartier ; le rapprochement entre actions de terrain et médiation publique se poursuit.

(ici un lien interne) Pour en savoir plus sur les problématiques propres à Metz Nord & Patrotte et les projets qui émergent, consultez notre page dédiée.

Pourquoi ce format fonctionne mieux que des séances classiques en 2019–2026

Le public d’aujourd’hui répond mal aux cours magistraux. En 2018, le format participatif a généré plus d’implication que les ateliers classiques : les jeunes étaient acteurs de la production et non simples récepteurs. J’affirme que la production de matériaux concrets (vidéo, audio) multiplie l’engagement par trois, comparé à une simple séquence d’éducation civique.

Pour les financeurs, l’argument économique est simple : 6 200 € pour 18 jeunes revient à environ 344 € par participant, ce qui reste raisonnable pour une prestation qui inclut matériel, formation, intervenants et diffusion publique.

Liens utiles et prochaines dates

Les retours d’expérience ont déjà inspiré d’autres collectifs. Les équipes peuvent s’inspirer des méthodes employées ici et les adapter à leur budget. Les prochaines réunions de suivi sont programmées chaque trimestre au sein des structures de quartier, avec un point d’étape prévu en mai 2026.

(ici un lien interne) Si votre action concerne la vie locale, notre rubrique Vie à Metz recense événements et comptes rendus similaires et vous aide à situer des initiatives comparables.

FAQ

Q: Combien de séances sont recommandées pour produire une vidéo de 3–4 minutes avec un groupe de 6 jeunes ? R: Comptez 4 séances : 1 séance d’écriture (2h), 2 séances de tournage (2h chacune) et 1 séance de montage (3h). En ajoutant 1 répétition générale, le total monte à environ 11 heures. Préparez 90–150 € pour consommables et logistique.

Q: Quel matériel minimal acheter pour assurer une qualité audio acceptable ? R: Investissez dans un micro-cravate (Rode NTG4 ou équivalent) à partir de 150 € et un trépied stable à 40 €. Pour l’éclairage, un kit LED abordable à 80–100 € suffit. Les smartphones récents peuvent remplacer une caméra dédiée, mais vérifiez la stabilisation et la capacité de prise de son.

Q: Comment impliquer des établissements scolaires sans structure formelle ? R: Approchez un référent TICE du collège ou du lycée, proposez un créneau de 2 heures en co-animation et fournissez un plan de séance clair (objectifs, livrables). Offrez une projection finale dans l’établissement : l’adhésion monte significativement quand les élèves voient leurs travaux valorisés.

💡 Conseil : pour contacter des partenaires locaux, adressez‑vous d’abord au centre social du quartier ; ils connaissent les publics et facilitent les mises en relation.

(ici un lien interne) Pour des repères sur les enjeux de quartier et des exemples locaux, la page Borny rassemble témoignages et bilans d’actions qui prolongent cet article.

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