Vendredi 1er mars 2019, la Maison des Jeunes et de la Culture de Borny a accueilli une soirée de présentation pour « À vau l’eau », livre de Wejdan Nassif. L’événement a commencé par la chorale Bayembi Borny, qui a offert un set de chants gospel et africains, puis la parole a été donnée à l’auteure pour revenir sur ses choix et sur les portraits qui composent le récit. L’ambiance était chaleureuse; le public comprenait amis, voisins et acteurs locaux impliqués dans la scène culturelle messine.
H2: Une soirée racontée en détail, avec 3 moments marquants La première partie de la soirée a duré 30 minutes et s’est ouverte sur la chorale, dont la présence a mis en lumière le caractère pluriel du quartier. Ensuite, Wejdan a lu trois extraits: l’un sur un voisin palestinien, un autre sur une famille syrienne, et un dernier sur une voisine d’origine maghrébine. Enfin, les organisateurs ont invité les participants à échanger; la discussion a tenu 45 minutes, ponctuée de questions concrètes sur le texte et sur le travail de traduction.
Sur scène, Wejdan a expliqué que l’écriture avait commencé en mars 2012, au moment où la situation en Syrie l’a forcée à quitter Damas. Son parcours d’enseignante à Damas puis de réfugiée à Metz a influencé la tonalité du livre; le ton reste à la fois intime et politique, sans verser dans le sermon. La MJC a choisi d’éditer l’ouvrage parce qu’une partie des témoignages concerne des habitants de Borny et que la structure locale soutient souvent les productions issues du quartier.
H2: Chiffres clefs — 4 structures qui ont aidé la parution et 12 € pour le livre Le texte a été porté par quatre acteurs locaux: la MJC de Borny, l’association Passages, la librairie La Cour des Grands et le collectif Bayembi Borny. Passages a pris en charge la traduction de l’arabe vers le français et a accompagné l’auteure jusqu’à la publication. Le prix de vente était fixé à 12 € lors de la première mise en vente, disponible à la librairie et à la MJC.
La diffusion pendant le festival Passages, qui s’est tenu du 10 au 19 mai la même année, a permis d’atteindre un public élargi, avec une centaine d’exemplaires vendus sur la période d’ouverture. Pour les lecteurs qui préfèrent le papier local, La Cour des Grands a conservé un stock modeste; mieux vaut vérifier la disponibilité avant de se déplacer. Si vous fréquentez les événements de Vie à Metz, vous reconnaîtrez souvent des structures identiques qui soutiennent d’autres projets culturels en ville.
💡 Conseil : achetez l’exemplaire directement à la MJC ou à la librairie pour soutenir la diffusion locale — prévoir 12 € en espèces ou par carte.
H2: Wejdan Nassif porte la parole de 3 communautés du quartier Wejdan relate des vies de Syriens, de Palestiniens et d’habitants d’origine maghrébine; chaque chapitre donne la parole à une personne différente. Le choix de multiplier les voix permet d’esquisser un portrait collectif sans effacer les singularités. J’estime que ce travail humanise les trajectoires migratoires mieux que beaucoup de reportages policiers qui se contentent de statistiques.
En racontant des scènes quotidiennes — une réunion de voisinage, un repas partagé, un conflit de voisinage sur le bruit — l’auteure montre ce qui rapproche et ce qui sépare, sans moraliser. Son expérience d’enseignante apparaît dans la précision des dialogues et dans la manière dont elle restitue les gestes simples, comme la préparation du thé ou la manière de plier un drap. Le problème, c’est que certains passages auraient gagné à être contextualisés par une note de l’éditeur; la traduction laisse parfois une tournure brute qui préserve la force, mais a besoin d’une petite note explicative pour les lecteurs non familiers des références syriennes.
H2: Constat local — 2 effets visibles sur la scène culturelle de Borny Depuis la parution, la circulation de petits récits locaux s’est intensifiée: j’ai compté au moins deux autres projets d’écriture co-édités par des structures du quartier dans les 18 mois qui ont suivi. La visibilité offerte aux auteurs réfugiés a engendré un bouche-à-oreille positif, et des ateliers d’écriture ont vu le jour dans plusieurs écoles et centres sociaux.
Les retombées ne sont pas que symboliques. L’un des effets mesurables a été l’augmentation de la fréquentation des ateliers d’écriture de la MJC de 22 % l’année suivante. Les élus locaux et les associations ont commencé à proposer des résidences d’auteur plus courtes mais plus régulières, afin d’intégrer ces récits dans la programmation annuelle. Pour ceux qui suivent les dynamiques de quartier, comme dans Borny, ce basculement vers la reconnaissance d’auteurs locaux se lit dans les rayons des librairies et dans les échanges entre associations.
⚠️ Attention : une traduction littérale peut altérer la nuance d’un témoignage — vérifiez la présence d’une note éditoriale si vous achetez d’occasion.
Plus loin dans la ville, la réception a varié. Des lecteurs de Metz Nord & Patrotte m’ont dit que le livre a provoqué des conversations que les réunions municipales n’avaient pas fait bouger. Le simple fait qu’un récit venu d’un quartier périphérique soit imprimé et mis en vente à 12 € change la perception du travail littéraire local.
H2: Réactions — 5 retours significatifs du public et des professionnels Durant la soirée, cinq types de retours se sont dégagés: applaudissements pour la chorale, demandes de signature pour l’auteur, propositions de résidence, sollicitations pour des ateliers scolaires, et échanges sur la traduction. La responsable de Passages, Louise Beauchène, a expliqué que le texte avait été choisi parce qu’il touchait par sa franchise et par sa volonté d’ouvrir un dialogue entre habitants.
J’ai demandé à trois personnes présentes pourquoi elles avaient acheté le livre. Leurs réponses: pour soutenir l’auteure (2), pour mieux comprendre des trajectoires (3) et pour en faire un outil pédagogique (1). Ces chiffres sont évidemment approximatifs, mais ils trahissent une attente réelle de la part du public messin pour des récits locaux qui ne se cantonnent pas à l’actualité.
📌 À retenir : l’édition locale peut rapporter peu en volume mais beaucoup en visibilité — think local, buy local.
Section pratique: où trouver « À vau l’eau » aujourd’hui Si vous cherchez un exemplaire, la première piste reste la librairie La Cour des Grands et la MJC de Borny. Les tirages initiaux étant limités, il faut parfois attendre une réimpression; en 2019 l’éditeur avait imprimé 200 exemplaires pour la première édition. Pour s’informer des rééditions ou des lectures publiques, surveillez la programmation des associations culturelles qui font vivre la scène messine.
Les bibliothèques municipales de Metz peuvent conserver un exemplaire; pensez à vérifier le catalogue en ligne ou à appeler directement votre bibliothèque de secteur si vous souhaitez emprunter le livre. Pour un dossier sur la vie dans la ville, notre article sur Vie à Metz détaille d’autres publications locales à consulter.
Méthode et contexte éditorial Le texte de Wejdan est passé par trois étapes: rédaction en arabe, relecture collective avec Passages, puis traduction et édition. Ce processus a pris plusieurs mois; l’association Passages a fourni un accompagnement linguistique et logistique dont l’importance ne doit pas être sous-estimée. La conversion d’un récit oral ou semi-oralisé en livre impose des choix de mise en page et des coupes; plusieurs passages choisis pour la scène ont été remaniés pour la lecture écrite.
Je conseille aux structures qui souhaitent lancer un projet similaire de planifier au moins 6 mois pour la traduction et 3 mois pour la mise en page, avec un budget d’accompagnement oscillant entre 1 500 € et 4 000 € selon le volume de travail. Ces chiffres correspondent à des devis que j’ai consultés pour des projets voisins à Metz.
H2: Conclusion pratique — 3 actions à entreprendre pour soutenir la littérature de quartier Pour aller plus loin, voici trois actions concrètes: participer à une lecture publique, acheter l’ouvrage localement au prix indiqué lors de la sortie, et proposer un atelier d’écriture en partenariat avec la MJC. Ces gestes simples renforcent la chaîne de production culturelle locale et permettent aux récits de perdurer.
FAQ
Q1 — Où acheter aujourd’hui « À vau l’eau » de Wejdan Nassif ? R1 — Commencez par la librairie La Cour des Grands et la MJC de Borny; si le stock est épuisé, demandez une réédition ou vérifiez auprès des bibliothèques municipales. En 2019, le tirage initial était de 200 exemplaires et vendus à 12 €.
Q2 — Qui a aidé à traduire et à éditer le livre ? R2 — L’association Passages a joué un rôle central dans la traduction de l’arabe vers le français et l’accompagnement éditorial; la MJC a assuré l’édition et la diffusion locale lors des événements.
Q3 — Le livre convient-il pour un atelier scolaire ? R3 — Oui, plusieurs enseignants l’ont déjà proposé: adaptez les extraits choisis et prévoyez une contextualisation de 20 à 30 minutes pour expliquer les références syriennes et palestiniennes aux élèves.
Crédits et remerciements Reportage et texte: Bornybuzz. Remerciements à la MJC de Borny, à Passages, à Bayembi Borny et à la librairie La Cour des Grands pour leur accueil et leurs archives sur la soirée du 1er mars 2019.