Les acteurs de la médiation numérique #5 : Philippe Denis

Dans le cadre du plan France relance, le gouvernement va réaliser un investissement inédit pour le numérique, avec notamment le déploiement de  4000 conseillers numériques, dont la mission sera de former et d’accompagner aux droits. Cette nouvelle mesure est l’occasion pour notre média de proximité de s’intéresser à la médiation numérique, d’autant plus qu’avec son nouvel espace Bornybuzz numérique, l’association est impliquée dans la lutte contre la fracture numérique. Pour comprendre ce nouveau défi à relever nous avons réalisé une série d’entretiens de médiateurs numériques chevronnés pour comprendre les bonnes pratiques et les pièges à éviter.

Le cinquième médiateur que nous avons interrogé est Philippe Denis, médiateur numérique en médiathèque et président de la l’association CAMP’TIC.

La médiation numérique selon Philippe Denis…

La médiation numérique ce n’est pas “faire à la place de”. C’est donner des outils de compréhension et rendre les personnes autonomes. Il y a des gens qui n’y arrivent pas. On peut alors les aider ou faire des choses à leur place, mais le travail en médiathèque c’est davantage faire de l’éducation populaire numérique. Cela va au-delà d’aider factuellement quelqu’un à remplir un formulaire ou mettre en page un CV. Il y a certes du factuel, mais il y a aussi la compréhension d’une société numérique de plus en plus complexe. Le médiateur est celui qui fait avec le public, cherche avec le public et aussi apprend avec le public, parce qu’il est impossible de tout savoir.

L’importance de l’éducation aux médias

Il faut donner les moyens d’éduquer les plus jeunes comme les plus anciens, mais aussi les élus, aux médias sociaux et à l’information. Par exemple, le documentaire Holp-up est une catastrophe. Dedans, il y a certes des choses vraies mais surtout des choses  fausses, c’est très mauvais au niveau éthique. Il faut davantage s’intéresser à l’éducation à l’image et aux médias.

Pour les futurs conseillers numériques, c’est une opportunité de se confronter à ce métier passionnant. Cependant, la durée de contrat de deux ans les place dans une situation précaire. De plus, la mission de conseiller semble davantage liée à l’inclusion numérique et à l’e-administration. Sur une semaine de 35 heures, il faudrait qu’ils puissent proposer autre chose que de l’aide au premiers clics ou la première tablette… 

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